Echec des pourparlers Rajoelina/Ravalomanana à Madagascar

Par Reuters

VICTORIA (Reuters) - Le président de la transition malgache Andry Rajoelina et son prédécesseur Marc Ravalomanana ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur les conditions du retour de l'ancien dirigeant renversé en 2009, a-t-on appris jeudi auprès de responsables présents lors des pourparlers.

Madagascar, premier producteur mondial de vanille, est plongé dans l'instabilité depuis le renversement, avec l'aide d'une partie de l'armée, de Marc Ravalomanana par son rival Rajoelina en mars 2009.

La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a donné aux deux hommes jusqu'au 31 juillet pour parvenir à un accord sur l'application de la feuille de route de sortie de crise signée en septembre.

Cette feuille de route autorise le retour sans condition dans le pays de Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du sud, confirme l'ancien DJ et maire d'Antananarivo à son poste de président et prévoit l'organisation d'élections d'ici un an.

Selon Marius Fransman, ministre sud-africain adjoint aux Relations internationales et à la Copération, les pourparlers qui se sont tenus aux Seychelles ont achoppé sur la question du retour de Ravalomanana et de son amnistie.

L'ex chef d'Etat a été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour la mort de manifestants tués par la garde présidentielle dans les semaines qui ont précédé son départ du pouvoir.

"Nous (la SADC) considérons les tribunaux de Madagascar légitimes mais Ravalomanana affirme que le pays qui l'a condamné n'a aucune autorité", a déclaré Marius Fransman, lors d'une conférence de presse.

Une autre rencontre entre les deux dirigeants devrait se tenir dans les prochaines semaines pour tenter de trouver un accord.

George Thande, Marine Pennetier pour le service français